Lundi 24 Novembre à 19h
Maison de l’Amérique latine
217, bd Saint-germain 75007 paris
Inscription préalable
Prix libre
C’est le 25 novembre 1975, que fut officialisé le Plan Condor. Manuel Contreras, le chef de la DINA, les services secrets chiliens, a défini cette politique de coopération comme “quelque chose, dans ses lignes générales, de semblable à ce qu’a été Interpol à Paris, mais spécialisé dans la subversion”.
Cependant, il a fallu attendre la découverte des “Archives de la Terreur” à Asunción, en 1992 par Martín Almada, pour rendre publics son fonctionnement, l’ oppression systématique des opposants politiques aux dictatures, le nom d’une partie de ses responsables ainsi que la liste de ses victimes (avec plusieurs centaines d’assassinats documentés dans ce cadre). Si selon plusieurs chercheur·es et historien·es, le plan Condor est désactivé au début des années 80, avec le début des transitions démocratiques et le changement des rapports de forces internationaux ; pour autant on se propose de faire le lien avec les nouveaux réseaux d’une internationale noire dans le monde, et la recrudescence de l’extrême droite en Amérique latine soutenu par le Gouvernement étasunien de D. Trump.
C’est sous la forme de retour historiques sur cette époque, de témoignages et d’éclairages politiques de politologues et universitaires que se déroulera cette soirée consacrée à cet évenement avec le soutien de la Maison d’Amérique Latine.
Avec :
♦ Pierre Abramovici, Reporter et l’un des premiers en France, en 1994, à présenter l’opération Condor
♦ Sophie Thonon, Présidente déléguée de l’association France Amérique latine, avocate de la famille Claudet dans le procès du plan Condor devant la justice française
♦Frank Gaudichaud, Co-président de l’association France Amérique latine, professeur en histoire et études latino-américaines contemporaines à l’Université Jean-Jaurès à Toulouse, spécialiste du Chili.
♦ Denis Merklen, Professeur de sociologie à l’Université de la Sorbonne-Nouvelle, directeur de l’IHEAL.
♦ Virginia Bouvet, Syndicaliste del Subte (métro de Buenos Aires) et CTA-T (Centrale des travailleurs Argentins).
♦ Associations partenaires
